jeudi 4 juin 2009

Entreprendre dans la crise


BORDEAUX. Le 11e Salon de l'entreprise ouvre aujourd'hui dans le Hangar 14, sur les quai.


Comment entreprendre en pleine crise ?


C'est le défi lancé par le 11e Salon de l'entreprise, qui ouvre ses portes ce matin et pour deux jours au Hangar 14, sur les quais de Bordeaux. En dépit d'un contexte commercial et financier difficile, le succès de la formule de l'auto-entreprise montre qu'il existe encore des opportunités. Ne serait-ce qu'en raison du nombre de PME en quête de successeur. La Chambre de métiers et de l'artisanat sera ainsi présente avec un stand baptisé « Les Métiers de bouche ont de l'appétit » et symbolisant les nombreuses possibilités du secteur.

Les organisateurs ont adapté le Salon de l'entreprise pour le rendre plus pratique, plus proche des préoccupations des créateurs et des repreneurs. Ceci se traduira par la présence de 150 partenaires de la création (banquiers, experts-comptables, collectivités locales, services administratifs, chambres consulaires...), de clubs d'entreprises et par près de 50 ateliers thématiques.

Prospection

Trois conférences à but prospectif auront aussi lieu : l'une, demain à 11 h 30, sur les auto-entrepreneurs en présence de François Hurel, président de l'Union des auto-entrepreneurs, et l'autre sur les secteurs porteurs en 2009. De plus, via le site Internet du salon, les candidats à la création, à la reprise ou la franchise, ont pu réserver des rendez-vous business avec de futurs partenaires. Pour les hésitants, un parcours de l'entrepreneur guidera les candidats à la création à travers les sept étapes clés. Et en signe d'optimisme, trois prix Coups de coeur seront remis demain à trois jeunes entrepreneurs.

M. M. www.sudouest.com Mercredi 03 Juin 2009
Le Salon est ouvert de 9 heures à 19 heures, aujourd'hui et demain. Entrée gratuite.


Auto-entrepreneur, un statut qui séduit

En six mois, le régime de l'auto-entreprise a déjà séduit plus de 145 000 Français, selon Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat chargé des PME. Un chiffre qui, selon l'Insee, a même permis de faire grimper le nombre de créations d'entreprise en mars de 10 % par rapport à février. Selon des projections du secrétariat d'Etat chargé du commerce et de l'artisanat, 300 000 personnes y souscriront d'ici à la fin de 2009.

Instauré le 1er janvier, ce statut permet aux salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire pour augmenter leurs revenus. Il comporte des simplifications administratives et des mesures dérogatoires en matière de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu. Quelques minutes suffisent pour s'inscrire, sur papier ou Internet, en répondant à une douzaine de questions. Chaque mois ou chaque trimestre, l'auto-entrepreneur verse des cotisations comprises entre 12 % et 21,3 % de son chiffre d'affaires, selon les activités exercées (ventes de biens, services, etc.). S'il n'y a pas de chiffre d'affaires, il n'y a pas de charge. Pour bénéficier de ces avantages, il faut réaliser moins de 80 000 euros de chiffre d'affaires annuel pour une activité commerciale ou moins de 32 000 euros dans les services.

MISE EN GARDE DES ARTISANS

Une Union des auto-entrepreneurs (UAE) présidée par François Hurel, auteur d'un rapport sur le sujet, a même vu le jour début avril en présence de M. Novelli. Autre signe du relief que les autorités veulent donner à ce moyen d'améliorer son pouvoir d'achat en pleine crise économique, l'Elysée doit organiser en mai une cérémonie en l'honneur de l'auto-entreprise.

Une mise en lumière qui laisse sceptiques certains artisans et représentants syndicaux, qui dénoncent une concurrence déloyale et rappellent les limites du système. L'Union professionnelle artisanale (UPA) a ainsi demandé, mercredi 13 avril, que les activités artisanales soient exclues du régime de l'auto-entrepreneur, qui présente selon elle des "effets pervers" et instaure des "distorsions de concurrence". "Il n'est pas acceptable que les auto-entrepreneurs bénéficient d'avantages fiscaux et sociaux dont sont privées les entreprises de droit commun", souligne dans un communiqué l'UPA, qui participait mercredi à la première réunion du groupe de travail sur ce régime, mis en place par le secrétaire d'Etat chargé des PME, Hervé Novelli. "De la même façon, la franchise de TVA accordée aux auto-entrepreneurs offre un avantage concurrentiel tout à fait injuste à l'égard des entreprises soumises à TVA", ajoute l'UPA.

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters 14.05.09


Mon avis sur la question :

Auto entrepreneur : Une idée intéressante lorsque l'on souhaite avoir un revenu supplémentaire déclaré. (Donc moins de "travail au noir" ? )

C'est en tout cas une solution intéressante qui va fournir des opportunités de travail, donc de revenu supplémentaire à une certaine catégorie de personnes. Si vous êtes salarié à mi temps ou à tiers temps, que votre vie de famille vous permets de dégager quelques heures, pourquoi pas !

Mais pour quels types d'activités ?

L'aide aux domiciles reviens souvent, dans toutes ses gammes d'activités : aide aux devoirs, garde à domicile, repassage et ménage, aides aux personnes âgées. Puis arrive l'aide aux bricolages (d'où la colère de certains artisans, que l'on peut comprendre).

Et puis il existe le régime de la micro-entreprise, destiné aux personnes travaillant comme étant des entrepreneurs dans le sens large du terme. Je rencontre un grand nombre de ces personnes. Leurs questions restant de savoir comment pérenniser une activité devenu (ou en cours de devenir) source de revenu unique, sur du long terme...

Un entrepreneur, c'est une personne qui a comme patron des clients. Un chiffre d'affaire, des marges, des obligations de cotisations sociales, des investissements à envisager et enfin un revenu potentiel. Donc 100,00 € facturé n'est certainement pas égale à 100,00 € de revenu ! Je ne compte plus le nombre de personnes qui pensent encore comme cela...

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