jeudi 26 mars 2009

Le printemps des mini-entreprises


Dix mini-entreprises se sont lancées cette année dans les collèges, lycées et universités auboises. Un vrai printemps. Exemple avec la Boîte aux senteurs...

« On a déjà vendu pas mal de produits », se félicite Sofiane Ghanim, p.-d.g. de la Boîte aux senteurs, une mini-entreprise créée à l'Institut universitaire de technologie de Troyes par les vingt-six élèves de sa classe. Samedi dernier, sur le marché de Troyes, la mini-entreprise proposait pour la première fois ses produits au grand public : des savons à l'huile d'argan, des savons de Provence et des huiles essentielles. Jusqu'ici, les ventes s'étaient faites soit à l'IUT, soit directement dans le réseau familial et amical des vingt-six étudiants en technique de commercialisation (TC).« On a fixé des objectifs de vente à chacun. On va aussi refaire une vente à l'IUT cette semaine », précise Sofiane Ghanim.

Comme toutes les mini-entreprises, la Boîte aux senteurs n'a pas vraiment pour objectif de gagner de l'argent, mais elle se doit de rembourser au moins ses actionnaires. Au début de l'année, elle a réalisé une levée de fonds en plaçant cent vingt-cinq actions à 4 € chacune. Ce qui lui a permis d'être doté de 500 € et d'acheter ses premiers produits.« On a engagé une partie des fonds pour l'achat de produits, une partie pour la décoration de notre stand », explique Hélène Baudier, directrice générale de l'entreprise.

Du P-D-G à la secrétaire

Pour travailler, toute la classe se retrouve durant une heure et demie chaque lundi autour de Michel Petit, chef d'entreprise et enseignant à l'IUT. L'occasion d'échanger, de faire le point et de se répartir le travail pour la semaine sachant que les vingt-six élèves, du p.-d.g. à la secrétaire ont une fonction opérationnelle et que, seule entorse à la réalité, tout le monde a son mot à dire sur la gouverne de l'entreprise.
Que retiennent-ils de l'expérience ? « Il faut apprendre à gérer une équipe. Il faut impliquer les gens, faire en sorte que tout le monde travaille », souligne Sofiane Ghanim.« Il faut prendre des décisions et ce n'est pas facile », précise Hélène Baudier.
« L'avantage aussi, c'est qu'on voit toutes les tâches à remplir pour créer et fermer l'entreprise. Ça prend un tour très concret. On s'en souviendra plus facilement », ajoute Sofiane Ghanim.
À quelques mois de sa liquidation - aucune mini-entreprise ne peut survivre à l'année scolaire - la Boîte aux senteurs est quasiment assurée de rembourser son capital.« L'objectif maintenant, c'est de faire des bénéficices », explique Sofiane Ghanim. « S'il y a un surplus, on le versera à une association caritative et on rachètera une imprimante pour l'IUT.

Article issu de http://www.lest-eclair.fr/ paru le 26 mars 2009.

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