mardi 12 août 2008

Le Minitel a généré 100 millions d'euros de CA en 2007 !


On le croyait fini, ringard, mort, enterré, et sans les honneurs, détruit, laminé et bien, non, le minitel est toujours là !


Luttant encore contre le monstre internet mais tenant le choc assez modestement. Bien sûr les connexions ont chuté de façon drastique depuis les années 90, passant de 6 millions à 200 000 par mois. Mais 200 000 personnes, c'est déjà mieux que rien. Du coup, France Telecom n'envisage pas d'enterrer le minitel avant 2011.


Le service télématique français, né au début des années 80, dispose toujours de 4 000 services actifs, et environ 1 million de terminaux sont encore utilisés. Selon France Télécom, l’avenir du Minitel est d’assurer les services pros.



Mais qui utilise encore cet engin d'un autre temps ?


Même "la génération des particuliers utilisateurs des années 80" a cessé d'utiliser ce truc marron (assez) moche et son écran lilliputien.

Ce sont des professionnels qui continuent à taper 3615 code phare, des routiers, des livreurs, des fleuristes, car le minitel s'allume vite (lui) et n'est pas envahi de virus (lui). Il donne la réponse uniquement à ce qu'on lui demande et ne va pas vous noyer sous des monceaux de spams/pubs et autres joyeusetés fréquentes sur la toile.


En 2007, le Minitel a généré 100 millions d'euros de chiffre d'affaire. Quelque 220 millions de connexions ont été réalisées durant l'année, soit environ 20 millions par mois, indique l'opérateur historique. Environ 4 000 services sont toujours actifs. Ce qui lui permettrais de sauver sa carcasse encore quelques années.


Si aucune nouvelle machine n'est plus fabriquée, les anciennes sont recyclées, c'est-à-dire restaurées pour répondre à une demande de plus en plus faible. « Il n'y a plus de réapprovisionnement automatique dans les agences France Télécom, mais nous en vendons encore » (il en coûte de 136 à plus de 400 euros selon les modèles).



Le 3611 toujours n° 1 des services


Lancé dès l'origine du Minitel en 1981, l'annuaire (3611) a toujours été, et demeure encore, le service le plus utilisé : il représente à lui seul 80 des 220 millions d'appels en 2007. Sur les 140 restants, 39 % correspondent à un usage grand public : argus, météo, annuaire inversé, astrologie, PMU.


Pour 2008, l'opérateur historique s'attend bien entendu à une baisse du chiffre d'affaires généré par le Minitel, qui devrait passer sous la barre des 100 millions d'euros. « L'avenir du Minitel est d'assurer les services pros », indique Olivier Bon, directeur des kiosques multimédias chez FT. « Il n'est pas question de l'abandonner, même si la plupart des éditeurs s'organisent pour la migration de leurs services vers internet d'ici à 2010 ». À cette date, il ne devrait plus y avoir qu'un millier de services Minitel.


Pour le responsable, le bilan du Minitel est très positif : « Il aura préparé le terrain d'internet tant du côté des consommateurs que des éditeurs ».


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